Un partage de liens pour réfléchir sur la place du corps à l’école :

Quand et comment tenir compte du corps dans la classe ?

A quelles conditions le corps peut -il être une aide ou au contraire un obstacle pour apprendre ?

Comme souvent dans l’éducation, pas de réponses toutes faites, mais des pistes de réflexions, de questionnements.

Le dossier de veille de l’Ifé

http://urlz.fr/8n4u?fbclid=IwAR1q1oNRI0o5ovXz1Fp1d7CMKtpA4JNRQ033s5oWvoM1EuI5PnhhzTspU6Y

Ce document questionne la place du corps à l’école : il aborde à la fois la prise en compte du corps à l’école, la place du corps dans les apprentissages.

La réflexion porte plus sur l’adolescence, mais je trouve ce document intéressant à lire pour enrichir notre réflexion sur le statut du corps à l’école, même pour des enfants plus jeunes.

Les cahiers pédagogiques sur le corps à l’école

http://www.cahiers-pedagogiques.com/No497-Le-corps-a-l-ecole

Une multitude d’articles sur le corps des élèves, mais aussi le corps de l’enseignant, l’apprentissage par le corps, en particulier en cas de handicap, l’importance du corps dans la pratique artistique, le lien entre utilisation du corps et apprentissage du langage oral….

Une expérimentation sur les pratiques corporelles de bien-être

https://www.reseau-canope.fr/climatscolaire/agir/ressource/ressourceId/les-pratiques-corporelles-de-bien-etre.html

L’expérience de deux conseillères pédagogiques en EPS sur des exercices corporels pour faciliter les apprentissages et améliorer le climat scolaire.

D’autres exemples aussi ici.

Un lien pour prendre du recul

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01628840/document

Un article très intéressant qui montre que l’utilisation du corps pour apprendre n’est pas toujours si évidente, quand on se questionne sur la charge cognitive que demande une tâche…toujours avoir en tête les limites de ce que l’on fait 😉

Des exemples concrets

Voici une liste d’exemples (non exhaustive !) où le corps peut aider à apprendre, à débloquer certains élèves :

En phonologie : faire sauter l’enfant dans des cerceaux pour chaque syllabe.

En vocabulaire : des exemples ici.

Pour le travail de mémorisation des lettres : bien sûr les gestes “Borel Maisonny” et des exemples ici.

En production d’écrit : pour aider à la segmentation des mots, faire dire la phrase à l’élève, en sautant pour chaque mot, avant de l’écrire.

En orthographe : écrire les mots dans l’air, sauter sur les lettres pour apprendre les mots…

Pour le travail de compréhension d’un texte : faire jouer un passage qui pose souci, qui est résistant. Cela peut aider les élèves visualiser la scène, à débattre ensemble sur la manière de jouer… et à approfondir ainsi le sens du texte.

En numération : des exemples ici.

En résolution de problèmes : mimer les problèmes, mais aussi les structures de problèmes (exemple : pour les problèmes de composition, mimer avec les deux mains les deux parties qui se « mettent ensemble »)

En géométrie : travailler par groupes de trois la notion l’alignement en se déplaçant dans la cour (merci à mon collègue Stéphane pour l’exemple).

En Histoire : apprendre des dates, des événements en se déplaçant sur une frise au sol.

Faire apprendre une leçon en bougeant pour chaque partie de la leçon, en la mimant…

Et c’est parti pour vos exemples, à partager dans les commentaires : 😉

Et en bonus, une petite lecture (que je peux prêter à ceux qui ne sont pas loin) pour approfondir cette thématique :

Le corps et les apprentissages
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6 avis sur « Le corps et les apprentissages »

  • 10 avril 2019 à 17 h 02 min
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    Merci beaucoup…toujours au top!

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    • 10 avril 2019 à 17 h 55 min
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      Merci trop gentil ce commentaire !

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  • 10 avril 2019 à 19 h 54 min
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    Coucou Julie, je veux que tu me le prêtes, je voulais l’acheter mais pour la deuxième partie!!! Si c’est possible, tu me l’amènes vendredi et je te le renverrai.
    Super tous tes partages

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    • 10 avril 2019 à 19 h 55 min
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      Oui la deuxième partie est très intéressante aussi ! 🙂

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  • 11 avril 2019 à 19 h 31 min
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    Bonjour. J’ai une question: d’où vient cette idée que faire sauter des enfants dans des cerceaux pour dénombrer les syllabes en phono soit bénéfique? Je sais que cela se conseille, se pratique mais… qu’en est-il réellement de l’impact? Et surtout do’où vient cette idée? Pour moi cela s’approche d’une construction issue de neuro-mythes.

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    • 13 avril 2019 à 21 h 21 min
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      Bonjour ! Bienvenue sur mon blog 🙂
      Merci pour cette question, car c’est vrai qu’il faut toujours rester vigilant par rapport à des choses qui paraissent « évidentes », habituelles. Je suis aussi à la chasse aux neuro-mythes, et je ne fais absolument pas l’apologie ici des approches en fonction des « styles d’apprentissages » (« cet enfant est visuel, kinesthésique », etc) qui, je sais, sont reconnus comme des neuromythes. J’essaie au contraire d’avoir un recul critique sur l’utilisation du corps dans l’apprentissage.

      Je crois qu’il faut explorer plusieurs pistes pour répondre à votre question :

      – Tout d’abord le fait que matérialiser les syllabes aide les enfants à les appréhender, à les rendre plus « concrètes », visibles : que ce soit par des cerceaux, des jetons (comme vous le faites, il me semble l’avoir vu sur votre site), l’idée est de rendre visible quelque chose d’invisible, pour pouvoir les manipuler plus facilement. (cf ici les travaux de Cèbe et Gpigoux notamment, qui proposent par exemple de matérialiser les syllabes par des arcs de cercle). Si votre question porte sur « pourquoi des cerceaux »? » : je dirais que ça permet d’appréhender de manière plus grande que les jetons (dans un premier temps) et d’avoir pour les enfants comme point de repère eux-même, avant une matérialisation extérieure à eux . (d’ailleurs, remplacer les cerceaux par des repères au sol serait très bien aussi)

      – Sur le fait d’utiliser le corps pour mieux apprendre, mieux « ressentir » des syllabes en sautant : je pense qu’on peut ici se référer aux travaux sur la « cognition incarnée », même s’ils ne se penchent pas précisément sur le travail spécifique de la syllabe : ces travaux apportent une justification de l’utilisation du corps pour mieux apprendre, à condition que l’utilisation du corps ne soit pas une charge cognitive supplémentaire, mais au contraire allège la charge cognitive.
      Donc dans l’exemple « sauter sur les syllabes », le fait de sauter allège la mémoire de travail de l’enfant (il sait où il en est dans le mot par sa position au sol)… (attention effets qui pourraient être inverses avec des enfants dyspraxiques ! 🙂

      – Sur le fait que « faire sauter les enfants sur les syllabes » les oblige à être « présents à l’activité », attentifs à ce qu’ils sont en train de faire; bref les « oblige » à maintenir leur attention à la tâche; et là, on serait dans un « effet indirect » du corps (que décrit Tricot dans le document que j’ai mis dans l’article (dans la partie « un lien pour prendre du recul ») : ce ne serait pas « le corps en lui-même » qui aide l’enfant à apprendre à segmenter/ repérer les syllabes, mais le fait que sauter sur les syllabes l’aide à maintenir son attention.

      Voilà ma réponse 🙂 Je suis bien sûr ouverte à la discussion, et si vous trouvez des recherches scientifiques qui critiquent cette approche, je serai bien sûr intéressée de les lire !

      A bientôt !

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