C’est encore d’actualité, même si cet article arrive une semaine en retard 😉

Un petit clin d’oeil aux maîtresses qui m’accueillent si gentiment dans leur classe de petite section en ce début d’année !

Voici des idées et astuces que j’ai apprises en formation spécialisée, ou que j’ai découvertes chez des collègues, pour que cette grande rentrée de petite section ne soit pas trop douloureuse.

Cela peut parfois aussi servir à des plus grands.

Accueillir les émotions

Souvent, quand un enfant est triste ou en colère, on a envie de lui dire “Ne t’inquiète pas”, “Sèche tes larmes”, “Ne sois pas triste” “Arrête ta colère”. Parfois ça marche, mais d’autres fois, ces petites phrases, au lieu de consoler, ne font qu’agrandir la tristesse ou le mal-être de ces enfants qui ont du mal avec la séparation 🙂

Dans ce cas, la première chose à faire est tout simplement d’accueillir les émotions : “Oui, tu es triste, tu peux pleurer. Même si tu sais que papa va venir te chercher, c’est normal d’être triste !” “Oh oui, je vois que tu es très très en colère, tu aurais envie que maman vienne tout de suite !”

Si vous souhaitez creuser ce sujet sur l’accueil des sentiments en classe, vous pouvez aller voir cet article.

Des petites comptines

J’aime beaucoup utiliser les comptines à gestes sur le thème du cache-cache, ou de la colère.

Les comptines « caché-trouvé » de Pierre Piveteau (Éducateur et artiste pour les jeunes enfants)  marchent vraiment bien : c’est même parfois assez magique, comme leur visage s’éclaire quand je leur chante et leur “joue”ces comptines.

Le top 3 de leurs comptines préférées : (chantées à peu près 12 fois chacune aujourd’hui ;))

“Trou trou”

“Le mur se bâtit”

“Je serre les poings”

Des jeux de “caché-trouvé”

  • Des cabanes, des draps : on joue tout simplement à cache-cache avec eux. J’aime bien surjouer quand je ne les trouve pas puis quand je finis par les retrouver 😉
  • Des gobelets, une petite figurine : on cache la figurine sous un des gobelets, on déplace les gobelets : l’enfant doit trouver où est l’objet.

Des maîtresses G m’ont fait également passer le protocole “caché-trouvé” avec toute une progression très précise et structurée, qu’elles ont mis en place dans plusieurs classes. Vous pouvez vous faire une idée de ce protocole ici :

http://www2.ac-lyon.fr/etab/ien/rhone/lyon8-2/?protocole-cache-trouve

Des petits livres en forme de maison

On fabrique un mini livre en pliage, on découpe le toit, on dessine la maison… Et on obtient un petit livre-maison, dans lequel on peut dessiner avec l’enfant sa famille, ses animaux, ses doudous… Cela lui permet d’avoir tous ceux qu’il aime avec lui !

Pour ceux qui ne connaissent pas, vous avez le modèle du pliage pour faire les mini livres ici

http://petitslivres.free.fr/index_techniques.htm

Des petites astuces pour distraire l’enfant

Top 3 des idées que j’ai vues dans des classes et qui ont vraiment marché pour que les enfants se sentent mieux :

  • Chez ma collègue Anne-Sophie : faire des bulles avec eux. J’ai vu des enfants passer des pleurs aux éclats de rire !

  • Des tissus de différentes matières, que l’on peut passer tout doucement sur leur visage, leurs mains…
  • Des marionnettes à doigts : on joue les différents personnages, et on peut même faire dire au zèbre qu’il n’avait pas trop envie d’aller à l’école ce matin, à l’éléphant qu’il veut voir son papa TOUT DE SUITE…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, n’hésitez pas, les enseignants de Petite section, à compléter avec vos propres astuces, pour que les bonnes idées circulent 🙂

Des astuces pour aider à la séparation en petite section

Un avis sur « Des astuces pour aider à la séparation en petite section »

  • 12 septembre 2018 à 8 h 10 min
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    Formidable Julie qui , comme beaucoup d’enseignantes ont été confrontée aux pleurs de l’enfant inconsolable.Il y a autant de pleurs que d’enfants, ce qui est sur c’est que c’est la seule façon pour un enfant d’exprimer ce qu’il ne peut pas dire autrement.Pleurer c’est être vivant, l’empêcher c’est tuer ce qui cherche à se dire pour ne pas disparaitre engloutie par l’absence.

    Comme le dit Julie,vos « yeux » qui portent , « vos bras » qui tiennent, « les mots » qui nomment, mais aussi les comptines, les tissus , les coins, qui peuvent servir ‘enveloppent , les rituels qui feront sens parce qu’ils sont vivants vont devenir des enveloppes « symboliques » qui vont aider à contenir , des bords qui évitent que l’enfant se vide.
    pour compléter les astuces de Julie:

    « au revoir papa, au revoir maman » :cette comptine nomme la séparation et met les parents en position active parce qu’ils doivent répondre à l’enfant dans la deuxième partie.Surtout, vous expliquez qu’il est « obligatoire » que le parent signifie à l’enfant qu’il s’en va même s’il pleure.
    « Le petit chat triste »: elle n’est pas de moi, mais c’est génial de prêter à un animal ses émotions.
    « j’ te dis non », je t’aime je t’aime ». (cf site )
    Pour le reste, à montmerle depuis deux ans, je fais des animations le samedi matin en juin, et les enfants me retrouvent en septembre.Mes chansons deviennent pendant l’été un univers partagé avec le parent qui nourrit en lançant un pont au dessus du vide.La séparation devient un grand pas de géant pour l’enfant qui découvre le plaisir de jouer avec d’autres enfants.
    pierre piveteau

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