Voici quelques pistes pour aider les enfants présentant un trouble de l’attention avec hyperactivité  :

Pour mieux comprendre ce trouble

Une très jolie vidéo

Un site très complet sur ce trouble :

https://www.tdahecole.fr/

Des pistes pour les enseignants et les parents

TDA/H La boîte à outils, d’Ariane Hébert

Des trucs et astuces de parents d’enfants hyperactifs :

http://www.tdah.be/tdah/aide-soutien/pour-les-parents/trucs-et-astuces

Un livre qui s’adresse aux enfants concernés

Le TDA/H raconté aux enfants, d’Ariane Hébert

Les aides et adaptations

Voici un résumé des aides et adaptations à mettre en place pour les élèves présentant un trouble de l’attention. J’ai réalisé ce résumé à partir du document de la (géniale) psychologue de mon réseau, merci à elle 🙂

Aider à gérer les problèmes d’impulsivité

  • Installer des routines, avant de répondre. Par exemple : compter 5 secondes avant de répondre, répéter systématiquement la consigne, prendre l’habitude de faire un geste, dire un mot clef.
  • Valoriser l’élève quand il lève la main, quand il prend le temps à la réflexion.
  • Travailler avec lui le langage intérieur, la capacité à se parler à soi-même.

Des exemples d’outils pour gérer l’impulsivité sur ce blog, ici.

Donner à l’élève la possibilité de bouger, de manipuler des objets

  • Aménager un lieu où il peut se calmer, retrouver son calme

Vous avez un exemple de lieu réalisé par une collègue dans ce blog ici.

  • Lui permettre d’écouter de la musique douce sur des temps de pause (on peut réaliser un coin écoute dans la classe, avec un casque)
  • Lui aménager son espace avec des outils variés qui lui permettent de bouger tout en travaillant : par exemple un gros ballon, un coussin ergonomique pour sa chaise, une bande élastique sur les pieds de sa chaise…

Vous avez une multitude d’exemples d’aménagements pour ces élèves sur le super site de “maîtresse euh” ici :

http://www.maitresseuh.fr/aider-les-eleves-qui-ont-la-bougeotte-en-3-etapes-a119032110

Aménager l’espace et le temps

  • Réfléchir avec l’élève à sa place dans la classe
  • Matérialiser le temps : timer, calendriers avec images…
  • Permettre à l’enfant des pauses entre deux activités
  • Lui donner moins à faire, séquencer les consignes (toujours une seule consigne à la fois)
  • Aider l’enfant à planifier ses actions (si besoin formaliser les différentes étapes des activités à l’aide d’une liste chronologique, des schémas)
  • Ritualiser les moments de transition dans la classe
  • Organiser son espace de travail (peu de matériel sur son bureau, boîtes…)

Aider l’enfant qui ne se contrôle plus

Anticiper avec lui ce moment de perte de contrôle

  • Instaurer avec lui un rituel s’il sent la colère monter
  • Garder trace de ce rituel sur une petite affichette, un sous-main :

Par exemple : “Je dois m’éloigner, aller au coin calme. Je prends ensuite le coussin de la colère.”

  • Si besoin : établir un code sous forme d’image mentale avec lui : par exemple, quand il sent que la crise monte, il peut faire “la tortue”en se concentrant, et en entrant dans sa carapace pour respirer

En cas de crise

  • Intervenir aussitôt. Si besoin, lui rappeler le rituel à réaliser, les codes décidés
  • L’isoler, l’éloigner de ce qui a provoqué sa colère
  • Exprimer notre désaccord si besoin, si possible sans colère

Après la crise

  • Aider l’élève à revoir ce qu’il s’est passé, et à réfléchir à comment il aurait pu éviter la perte de contrôle
  • Si besoin, lui permettre de réparer son geste en différé

Aider l’enfant à respecter les règles

  • Par rapport aux respect des autres : se mettre d’accord sur un geste, une image, un code, et quand l’enfant est blessant avec quelqu’un d’autre, montrer ce code, pour lui signaler qu’il dépasse les limites
  • Garder trace de son respect des règles, on lui fixant des objectifs clairs : par exemple sur un petit contrat à la semaine, où on garde trace de ce qu’il a réussi
  • Donner à l’enfant des modèles concrets : par exemple, si l’enfant casse un jouet, lui montrer comment l’utiliser délicatement en accompagnant le geste avec l’explication qui justifie notre intervention.
  • Faire avec l’enfant des jeux de rôle car il a besoin de modèles concrets.

Par exemple : apprendre à se réconcilier après une dispute avec un copain. Pratiquer les jeux de rôle à chaque fois que l’enfant se sent démuni pour interagir correctement avec une autre personne. On peut également inverser les rôles de façon à ce que l’enfant comprenne ce que l’autre peut ressentir.

  • Lui donner des responsabilité pour le valoriser, l’impliquer dans le fonctionnement de la classe

Adapter les situations pour que les difficultés ne se répètent pas

  • Penser à noter régulièrement les situations qui posent souci : cela permet de repérer les choses répétitives et d’y réfléchir.

Des exemples concrets :

  • Si l’enfant est systématiquement en conflit en récréation, lui donner des jeux où il peut jouer seul, ou lui donner des responsabilités pendant la récréation
  • Si c’est difficile à chaque fois de se déplacer avec les autres enfants, réfléchir avec lui à une autre solution : par exemple il marche devant avec nous, on lui lui donne la main, etc

Adapter sa communication avec l’enfant

  • Des requêtes positives et descriptives sont mieux comprises que des requêtes trop générales.

Exemple : « S’il te plait, assieds-toi sur ta chaise les pieds au sol et regarde-moi » est mieux que « fais attention »

  • Ne pas faire trop de demandes à la fois
  • Adresser des critiques constructives portant sur le comportement et non sur la personne. De cette façon l’enfant apprend que c’est parce qu’il a mal agi que la conséquence est négative et non parce qu’il est « méchant ».

Si vous souhaitez creuser le sujet de la communication en classe, vous pouvez lire cet article sur ce blog.

TDAH

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